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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:32

 hambregie-le-permis-de-construire-est-annule-celeste-lett.jpg

 

Les décisions du tribunal administratif de Strasbourg à propos d’Hambrégie ont fait, c’était prévisible, couler beaucoup d’encre et sans doute encore plus de salive, surtout du côté des tenants du projet. Comme l’on a relativement peu entendu les opposants, et que je me situe clairement parmi eux, je vais une nouvelle fois essayer de rétablir, au risque de me répéter sans plaisir, un certain nombre de réalités, quoi que puissent en penser les promoteurs de l’opération.


Soyons précis : nous savons tous qu’une centrale au gaz pollue moins  ̶  ce qui veut dire qu’elle pollue quand même   ̶  qu’une centrale au charbon, aussi bien en termes d’émissions de CO2 que de particules fines. D’autre part, les porteurs du projet disposaient d’arguments qui méritaient d’être pris en considération à condition de les utiliser à bon escient ou de ne pas les laisser troubler par un mépris parfois non dissimulé, des affirmations à l’emporte-pièce, le tout vraisemblablement dicté par des passions mal dominées. Or, d’emblée, le dossier ne pouvait être que politique dès lors que depuis de nombreuses années – ce n’est un mystère pour personne  ̶  les populations sont sensibilisées aux questions climatiques et, en particulier, de réchauffement de la planète résultant des émissions de gaz à effet de serre (GES). Aussi de deux choses l’une : soit les élus ont sous-estimé ce phénomène pourtant prévisible, sauf à sous-estimer également le degré d’information de leurs concitoyens ; soit, ainsi que je l’ai déjà indiqué sur ce site, ils comptaient sur le légitimisme des Est-mosellans, en quoi ils se trompaient car le point d’équilibre entre inquiétude climatique et légitimisme a été rompu en faveur, si l’on peut dire, de la première. C’était plus difficile à anticiper mais le risque était là et il fallait en tenir compte. Je ne suis pas loin de penser que cette première constatation, cruelle pour eux, n’est pas étrangère à leur aigreur.


La manière dont le projet a été porté sur la place publique n’est pas non plus innocente. Précipitation ou sûreté de soi, la population concernée a reçu sans ménagement ni préliminaire l’information par une pleine page du Républicain Lorrain – qui en l’occurrence ne faisait que son travail. Pour ceux qui s’interrogent sur le devenir de leur planète, c’était une forme de camouflet. Lorsque leur riposte s’est organisée, il leur est arrivé une volée d’invectives et encore beaucoup de mépris. Plus grave, alors que l’enjeu le demandait et le méritait, tout débat leur a été refusé. Reconnaissons, certes, que de leur côté aussi les passions ont parfois pris le dessus, mais il incombe au politique, car c’est son rôle, de savoir percevoir ce que peut receler la colère de ses mandants. Cette compréhension, face à des craintes légitimes sauf à nier les travaux scientifiques convergents menés sur ces problématiques, ne s’est pas produite. Je ne tenterai pas ici d’en cerner les causes  ̶  quoique j’aie une petite idée sur la question.


Je ne sais pas non plus pourquoi les populations du secteur de Blénod ne se sont pas élevées contre « leur »  centrale : ce n’est pas le problème des riverains d’Hambrégie. Eux ont réagi et c’est pourquoi les associations de protection de l’environnement les ont rejoints et aidés : celles-ci de peuvent rien sans la mobilisation de ceux-là. Est-ce à dire pour autant, comme cela a été affirmé, que la contestation est venue « de l’extérieur », comprendre Herbitzheim et Sarralbe ? Curieux concept que cet « extérieur » ! Outre les émanations, réservées à tout le monde, certains des contestataires « extérieurs » auront, si la centrale finit par se construire, une perspective inédite devant eux. Quant aux habitants de Hambach et Willerwald, nombre d’entre eux bénéficieront d’une vue imprenable sur la citadelle, avec les répercussions que cela devrait avoir sur la valeur de leur bien. Pour l’esthétique, on peut mieux faire. Or l’esthétique, c’est-à-dire la beauté d’un paysage, selon compte aussi, que l’on nous le concède, surtout si l’on se pique de tourisme. L’argumentaire des tenants du projet qui, en dernière analyse voudraient nous faire croire que les bellédoniens se sont montrés plus intelligents que nous, trouve là ses limites et finit par être insultant. L’incompréhension persiste. S’étonnera-t-on, par conséquent, que l’affaire continue d’être très politique, mais cette fois par les retombées qu’elle ne manquera pas d’avoir encore ? Le tout est de savoir jusqu’où elles iront.


Pourtant, pour Blénod comme pour Sarreguemines, il y avait matière à y réfléchir sérieusement. C’est que, contrairement au discours politique local, très univoque, on ne peut pas évacuer aussi légèrement que cela est fait les aspects environnementaux et santé publique pour ne retenir que l’économique. Écartons tout de suite l’étrange révélation que nous a réservée un des vice-présidents de la CASC, selon lequel le CO2 n’est pas dangereux pour l’homme. Le dioxyde n’est effectivement pas le monoxyde de carbone. Il tue moins vite. Mettons donc cet élu – pas trop longtemps, soyons charitables  ̶  dans un local saturé de CO2 et l’on verra dans quel état il ressortira [gageons qu’il ne sera plus en mesure, au moins momentanément, de qualifier un adversaire politique de « menteur »]. Plus sérieusement, il se trouve que le CO2 est le principal GES émis par l’homme et que, de fait, il a déjà commencé à tuer, et continuera de la faire, de plus en plus, même si des mesures énergiques sont prises, avant que celles-ci finissent par inverser la tendance. Les tenants du projet ne semblent pas vouloir prendre cet aspect – vital  ̶  en considération. Nient-ils le réchauffement qui est désormais confirmé, ainsi que ses causes, par la quasi-totalité des climatologues, ceux-ci n’hésitant encore que sur les délais et la puissance de certains effets ? Le président de la CASC croyant s’auto-justifier soulignait, au moment de la vague de froid, qu’il avait fallu remettre en marche Émile Huchet pour faire face à la demande d’électricité. Pour qui ? Pour la Lorraine qui est exportatrice c’est-à-dire autosuffisante, ou pour la Bretagne [entre temps, on a vu ce qu’en pensaient les gens de Landivisiau] et PACA ? Blénod = 2 millions de tonnes de CO2/an + Hambrégie = 2 millions de tonnes de CO2/an, + les particules fines : encore un effort et on aura rattrapé les émissions d’Émile Huchet ! Car là est le problème : à force de construire des centrales moins polluantes, on finira par polluer autant qu’avec les centrales très polluantes. Ce qui importe ce n’est pas tant la pollution intrinsèque d’une unité mais l’accumulation des unités. La Lorraine est positionnée au 22ème rang des régions émettrices de GES et la Moselle-est est, en Lorraine, le secteur le plus pollué. Veut-on sortir de cette spirale ou s’y maintenir au prix des répercussions sur la santé publique que tout le monde connaît, y compris les tenants du projet ? Comme pour le réchauffement planétaire, ce ne sont pas les opposants qui l’affirment, mais des études scientifiques reconnues – j’entends par là effectuées selon les normes strictes imposées à ce type de recherche. La communauté européenne estime par ailleurs à 725000 le nombre d’années de vie perdues à cause des seules particules fines. Chaque année, « en France, entre 600 et 1000 décès par cancer du poumon leur seraient imputables » soit « entre 6 et 11% » de ce type de mortalité (source : RL du 15 février dernier). L’on sait également depuis peu, je l’ai déjà dit sur ce site, que les particules fines interviennent dans la survenue du diabète ; que les maladies des voies cardio-respiratoires sont en augmentation exponentielle. L’on est certes encore loin des 3200 morts annuels de Singapour en raison de la pollution mais ignorer délibérément cette question me semble grave, pour ne pas dire irresponsable.


Ça l’est d’autant plus qu’il y a urgence ; que donc nous ne sommes plus à un moment où il faut s’interroger, tergiverser, mais où il faut faire, réagir. De surcroît les rejets traditionnels sont repartis à la hausse. C’est assez dire où en sont les responsables politiques du monde entier : ils semblent pour la plupart apparemment acquis à « l’environnement ça suffit » ! Est-ce une raison pour que la société civile leur emboite le pas ? Alors respectons-là. Au surplus, nous savons que dans le grand nord, une « bombe à retardement pour le climat » nous menace (Le monde du 17 février) : la fonte du pergélisol, ou permafrost, qui émettra « entre 33 et 114 milliards de tonnes de carbone d’ici à 2100 (…) soit plus de trois années d’émissions humaines (niveau 2010) pour l’estimation basse, et plus d’une décennie pour l’estimation haute », et dont on ne sait pas encore précisément comment se répartira l’émission entre le CO2 et le méthane – ce dernier, à nombre de molécules égales, ayant un pouvoir réchauffant 62 fois supérieur à celui du CO2 sur 20 ans !


Agir aujourd’hui c’est arrêter d’investir massivement dans les productions polluantes d’énergie pour le faire dans la recherche et les techniques de productions propres et renouvelables, dans la recherche et les techniques d’économies d’énergie. Il y a là des gisements d’emplois considérables pour peu que l’on veuille bien se donner les moyens politiques de les créer, d’autant que l’époque est propice : il semble en effet qu’il y ait consensus en faveur de la ré-industrialisation de notre pays ! Or, après un sursaut prometteur, c’est une volonté politique inverse qui est maintenant à l’œuvre en France. De plus, les tenants du projet avaient là un argument de poids : personne de sensé ne peut faire l’impasse sur la problématique de l’emploi quand le chômage atteint les niveaux que nous connaissons. Encore ne faut-il pas que l’emploi devienne un alibi ! En a-t-on seulement discuté ? Loin d’enrichir le débat, l’on s’est contenté de nous « asséner » l’emploi. Cela ne suffit pas à en faire un argument. C’est d’autant plus regrettable que tout le monde aurait eu beaucoup à dire – pour nous, par exemple, les gisements évoqués plus haut n’étant qu’un élément, le fait que la centrale puisse être contreproductive à cet égard en étant un autre.


Il me reste à évoquer brièvement, car j’ai déjà été très (trop) long mais le sujet le vaut bien, les réactions qui ont suivi les jugements du tribunal administratif. Le président et le premier vice-président de la CASC ont abondamment fait remarquer que les juges leur avaient donné raison sur le fond, tout en regrettant amèrement – c’est un euphémisme  ̶  que ce soit la forme qui l’ait emporté. Sur le fond, le juge s’est prononcé sur le strict projet local et non, comme il aurait pu le faire, sur la problématique globale qu’il générait : c’était son droit, le juge est maître de son dossier et de sa décision – c’est pour cela, entre autres, qu’existent les cours d’appel. Il faut par conséquent accepter le jugement car c’est ainsi que fonctionne, plutôt pas trop mal d’ailleurs, notre système judiciaire dans son ensemble. Mais il faut aussi accepter que, dans l’autre sens, le juge décide sur la forme : il n’invente pas son pouvoir, il ne se l’arroge pas, il applique le droit. De surcroît, dire en substance à propos du second jugement que c’est comme si le juge demandait à un particulier qui veut construire qu’il justifie a priori de sa capacité contributive et au maçon de ses capacité technique et financière, ne tient pas : le particulier est soumis à des règles précises d’apport et de capacités créditrices. Si ces règles ne sont pas appliquées, c’est qu’elles sont contournées. Et lorsque le particulier se trouve en cessation de paiement, le juge ne manque pas d’intervenir, tout comme il est appelé à défendre le particulier  si le maçon fait défaut. Il est par conséquent assez étonnant – c’est un autre euphémisme  ̶  d’entendre un député, donc membre du pouvoir législatif, celui qui vote les lois, s’étonner de cette situation. L’on peut enfin s’interroger sur le peu de cas qui est fait du « principe de précaution », pourtant inscrit dans notre Constitution à la demande de Jacques Chirac, peu suspect de gauchisme et d’écologisme.


Il n’aura échappé à personne de bonne foi que les tenants du projet essaient de nous faire porter la responsabilité de leur échec actuel et de ses conséquences économiques d’une part ; que le « précieux temps perdu » se calcule, selon leur approche économiste, en espèces sonnantes et trébuchantes, l’ex-taxe professionnelle qu’Hambrégie ne versera pas – ou pas tout de suite  ̶  d’autre part. C’est un peu facile. Car s’ils avaient été un plus attentifs et inspirés, au lieu de tout miser sur un projet qui avait toutes les chances d’attiser les passions, y compris les leurs, ils se seraient retroussé les manches, comme c’est de toute façon leur devoir d’élus, pour faire venir sur le site des industries non polémiques et conformes aux urgences donc à l’histoire qu’il nous appartient de construire. Le misonéisme n’est pas nécessairement là où les tenants du projet voudraient à toute force le trouver, ou convaincre qu’il se trouve. Et si le temps perdu avec Hambrégie avait été correctement utilisé dans le sens indiqué, l’argent de la taxe serait rentré tout autant et même peut-être plus vite, versé par des entreprises qui, elles aussi, auraient embauché – peut-être même plus [je n’ignore ni ne sous-estime la difficulté de « remplir » les zones d’activité : des élus y passant leur plein temps – donc n’ayant pas le temps de cumuler  ̶  et des services spécialement affectés devraient néanmoins y parvenir, ici, comme certains y parviennent ailleurs]. Or s’il est aisé de chiffrer ce qu’aurait rapporté Hambrégie, il est plus difficile de savoir ce qu’auraient payé les entreprises qui ne viendront pas, et plus encore d’appréhender – quoique des économistes britanniques commencent à s’intéresser de près à ce type de problématique  ̶  le coût environnemental et de santé publique pour la société. J’ai pourtant une certitude sur ce point : compte tenu de la situation qui est la nôtre, ce dernier coût est certainement infiniment plus élevé pour la collectivité humaine que, comparativement, les maigres subsides que des centrales au gaz verseraient – ou verseront. Sur cela aussi les tenants du projet font allègrement l’impasse. Qu’ils aient des convictions, personne ne le leur reprochera à condition qu’elles n’aillent pas à l’encontre de l’intelligence et de la science car si c’est l’une et l’autre « qui font de l’homme le maître de la terre, il en résulte qu’il n’y a pas d’erreurs inoffensives » ; qu’ils acceptent que nous pouvons avoir nous aussi des convictions, et qu’elles valent objectivement les leurs.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 06:26

 direct-energie-Landivisiau.jpg

4 mars 2012 -

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/centrale-au-gaz-plus-de-mille-opposants-en-ordre-de-marche-04-03-2012-1621003.php

 

Un millier de personnes ont défilé, hier matin, à Landivisiau (29), où la construction d'une centrale au gaz est prévue en 2016. Au cours d'une marche qui s'est déroulée dans le calme, les opposants à cette usine ont répété leur refus d'une telle implantation.

Ils espéraient au moins 800 personnes pour ce premier rassemblement depuis que l'annonce est tombée. Une marche citoyenne qui avait valeur de test afin de mesurer le degré de détermination dans la lutte contre cette centrale au gaz dont la construction est programmée à Landivisiau, cité nord-finistérienne de9.000 habitants. À l'heure de la dispersion des troupes, sur les coups de midi, les chefs de file de l'opposition à cette usine affichaient donc une mine réjouie. Car hier matin, trois jours après l'annonce faite par Éric Besson, le ministre de l'Industrie et de l'énergie, ce sont finalement un peu plus d'un millier de manifestants qui ont défilé durant une heure et demie. Des jeunes, des retraités, des familles, des syndicalistes, des politiques, des écologistes... Qu'ils soient de Landivisiau ou d'ailleurs, tous ont clamé «Non à cette centrale, ici ou ailleurs». Un slogan largement repris tout au long d'un cortège qui s'est rendu jusqu'au site prévu pour accueillir cette unité de production d'électricité d'ici l'automne 2016. Un terrain de dix hectares sur la zone industrielle du Vern, tout proche de la RN12. À tout juste 1,5km de l'église.

Peur de la pollution

«C'est beaucoup trop près du centre-ville», peste Guillaume,84ans, domicilié à 300m du site retenu. Et dont les pensées vont pour «ces enfants qui, à l'école et dans les stades, vont respirer toute cette pollution». Pollution. Un mot qui revenait sur toutes les lèvres hier matin. «On est là pour protéger la santé de nos enfants. On a peur de la pollution que cette centrale va générer», témoigne ainsi Cathy, Landivisienne âgée de 34 ans, en dirigeant sa poussette. «Je ne suis pas rassurée», glisse, pour sa part, Virginie, 32 ans. «J'habite à Landivisiau depuis quatre mois. Pas sûr que je serais venue si j'avais su qu'il y avait un projet de centrale ici», poursuit-elle. Domiciliée dans le bourg voisin de Lampaul-Guimiliau, Maguy, âgée de 65 ans, est, elle, plus virulente. «On en a assez! Avec la proximité de la base aéronautique navale, on souffre déjà du bruit des avions. On n'a pas besoin en plus de respirer cet air pourri».

«Combattez!»

Et puis il y a «cette absence de débat démocratique» que plusieurs ne digèrent pas. Comme Michel, 70 ans, de Saint-Rivoal. «Cette façon dont les choses nous sont imposées, c'est inadmissible. On prend les gens pour des imbéciles». Un point de vue évidemment partagé par l'association «Landi doit dire non à la centrale» et le collectif Gaspare. «Il est encore trop tôt pour parler de la suite. Mais il y aura d'autres rendez-vous, c'est certain», promettent-ils. Confortés par le collectif qui, en 2009, avait fait capoter un projet similaire à Ploufragan. «On vous soutiendra. Combattez!».

 

Ronan Tanguy

 

logo-telegramme-de-brest.jpg

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:05

Bonjour,

 

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu sur le site, nous vous invitons à participer à la réunion d’information ce jeudi soir à Sarralbe à 20H à la salle socio-culturelle.

 

Nous ferons une rétrospective de notre lutte contre le projet de centrale au gaz Hambregie, mais surtout un point sur les jugements proprement dits, leurs conséquences et la suite du combat.

 

http://www.adpse.fr/fevrier-2012-reunion-publique-a-sarralbe-jeudi-23-fevrier-a-20h/

 

A l’issue de la réunion, nous nous retrouverons pour fêter ensemble la double victoire juridique qui vient d’intervenir.

 

A jeudi.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:39

hambregie-celeste-lett-Delacroix-La_liberte_guidant_le_peu.jpg

 

Rappelez-vous les votes négatifs de 8 des 10 conseils municipaux consultés sur l’implantation de Hambrégie,

Rappelez-vous la crainte de Céleste Lett de se voir désavoué par son propre conseil municipal qui n’a pas eu à se prononcer 

Rappelez-vous comment il avait traité par le mépris notre proposition d’un référendum d’initiative populaire (pourtant promis par Sarkozy)

Rappelez-vous les manifestations rassemblant des milliers de personnes

Rappelez vous les actions menées sans relâche par l’ADPSE, association de militants sans qui aucune des actions en justice n’auraient été menées et sans laquelle le tribunal administratif n’aurait pas annulé l’autorisation d’exploiter.

 

le peuple peut (et doit !) peser sur la politique !

 

Et visiblement la bande Lett-Roth-Meyer (Gaston, pas Jean !) n’a toujours rien compris !

Voir le RL« Roland Roth, Céleste Lett et Gaston Meyer, président et vice-présidents de la communauté d’agglomération Sarreguemines confluences s’étonnent que « des problèmes de pure forme, bien loin des arguments sanitaires et environnementaux avancés au début » prennent le pas sur un dossier économique. Chacun prépare la riposte. Dès lundi, la commune de Hambach remettra l’ouvrage sur le métier, en étudiant, en conseil municipal, la révision de son plan d’urbanisme. Car les deux revers, coup sur coup, ne découragent pas Direct Energie. « Nous allons faire appel des deux décisions. Nos avocats sont déjà sur le pied de guerre ». L’usine au gaz n’a pas fini d’embraser les esprits. »


Alors que le tribunal a pris sa décision à cause de la fragilité du dossier de Direct énergie sur le plan financier et de son absence de compétence technique,  au lieu de se plier à la volonté populaire et aux jugements du tribunal, ils sont repartis en guerre contre la population  et critiquent les décisions de justice.

 

 

Voir le compte rendu de l’Usine Nouvelle

http://www.usinenouvelle.com/article/centrale-hambregie-de-hambach-les-opposants-marquent-un-point-dans-le-bras-de-fer-juridique.N168971

 

et celui du RL http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/02/16/deuxieme-revers-pour-hambregie

(dont on notera aussi avec intérêt qu’il ouvre le 15/02 sa rubrique « courrier des lecteurs »à Claude Schwing de Sarreguemines, favorable à la centrale- Quand elle fait parler des lecteurs pour défendre masqué  ses positions éditoriales, la presse est elle encore respectable ?)

 

 

Centrale Hambrégie de Hambach : les opposants marquent un point dans le bras de fer juridique

Le 16 février 2012 par Pascale Braun (Lorraine)  

*Lorraine

Annoncée mercredi 15 février au soir, la décision du tribunal administratif de Strasbourg (Bas-Rhin), qui annule l’autorisation préfectorale d’exploiter la centrale à cycle combiné gaz porté par Hambrégie à Hambach (Moselle) alimente des réactions diamétralement opposées. Député-maire (UMP) de Sarreguemines et vice-président de la Communauté d’agglomération Sarreguemines-Confluences (Casc), Céleste Lett ne cache pas sa consternation de voir ce projet d’un montant de 800 millions d’euros fortement compromis. Les opposants marquent un nouveau point contre un projet combattu à la fois pour ses nuisances et dans son principe même.

La décision annule une autorisation préfectorale accordée à Direct Energie en janvier 2010 en dépit de l’avis défavorable du commissaire enquêteur. Le tribunal souligne qu’à la date de la délivrance de l’autorisation, Hambrégie n’a pas démontré sa capacité financière et technique à construire, faire fonctionner et maintenir l’installation en cause. « Que dirait un citoyen à un maire qui refuserait un permis de construire sous prétexte qu’il ne connaîtrait ni le nom de son banquier ni celui de son maçon ? » rétorque Céleste Lett, soulignant que les centrales EDF et les éoliennes sont développées selon des montages similaires. Le tribunal estime par ailleurs que l’arrêté du préfet de la Moselle du 25 juin 2010 est intervenu en méconnaissance des dispositions précitées du code de l’environnement. Hambrégie paraît décidée à faire appel de la décision, assurée du plein soutien de la Casc.

Réunis au sein de l’ADPSE (Association de défense contre la pollution de Sarreguemines et environs), les opposants se réjouissent de cette deuxième victoire, trois semaines après l’annulation, le 25 janvier, du permis de construire accordé par la préfecture. Cette fois, c’est le document d’urbanisme de la commune de Hambach qui a été jugé illégal. Un document d’urbanisme illégal. Les opposants contestent à la fois les nuisances environnementales et le principe même du remplacement des centrales à charbon par des équipements de nouvelle technologie, estimant qu’elles pénalisent le développement des énergies renouvelables. Le projet suscite depuis son annonce en 2009 des manifestations fortement suivies. L’ancien bassin houiller, qui subit les lourdes séquelles des industries minières et chimiques, se mobilise pour la première fois contre une implantation jugée dangereuse et qui ne générerait qu’une trentaine d’emplois.

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:37

 avis enquete photovoltaique folpersviller

 

 

A l’évidence c’est la fin d’un projet improvisé, mal ficelé, destiné à la gloire et au portefeuille de quelques uns et non pas  à l’emploi, ni  au service du public et des habitants !

 

Il faut maintenant s’interroger sur l’avenir d’Europôle 2 , dans lequel beaucoup d’argent public a été dépensé !

 

On notera cet extrait choisi des attendus du rapporteur public, chargé de donner son appréciation du droit devant le tribunal administratif qui  a jugé illégale ce mercredi 1er février à Strasbourg l'autorisation accordée en juin 2010 par la préfecture de Moselle à Direct énergie pour exploiter une centrale électrique à gaz à Hambach :

 

«Il y a un vrai problème (dans le dossier de demande d'autorisation, ndlr) concernant la capacité technique et financière de l'exploitant», a estimé le jugé indépendant, Henri Simon.

«Hambrégie est une filiale de Direct énergie, mais ce n'est pas Direct énergie elle-même qui porte le projet.

(...) De plus, le projet est financé sur des fonds propres à hauteur de 30%, le reste devant provenir des banques, mais il n'y a aucun document sur un quelconque engagement bancaire», a-t-il expliqué.

«Hambrégie dit qu'elle consultera Siemens et Alstom pour la construction de la centrale. Le fait qu'un Investisseur ne dispose pas lui-même du savoir-faire n'est pas un problème en soi, mais il faut apporter des contrats en bonne et due forme», a-t-il poursuivi.

 

En un mot donc, Direct Energie n'a ni l'argent, ni le savoir faire mais voit dans Hambrégie un investissement hyper rentable sur le dos des habitants, des citoyens, des  contribuables et des consommateurs. Autrement dit, Direct Energie n'est qu'un prédateur !

 


http://www.adpse.fr/fevrier-2012-audience-au-ta-le-rapporteur-public-demande-lannulation-de-lautorisation-dexploiter/  

http://centralethermiquehambach.over-blog.fr/

http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-centrale-a-gaz-d-hambach-n-est-pas-prete-d-etre-mise-a-feu,27357

 

Devant les incertitudes sur l’avenir de Hambrégie et de Direct Energie il faut maintenant s’intéresser à la suite de son programme énergétique à Sarreguemines :

 

Le projet de ferme photovoltaïque sur l’ancienne décharge à Folpersviller.

 

 On trouvera l’avis d’enquête publique ici- il faut bien reconnaitre que même s’il se trouve sur le site de la ville, il ne lui a pas été donné beaucoup de publicité ! http://www.sarreguemines.fr/UserFiles/File/varias/enquetepublique.pdf

 

Nous invitons tous les habitants concernés à rencontrer le commissaire enquêteur. Même si Direct Energie est asphyxié par son propre gaz, le projet peut avoir du sens dans la mesure où il se situe sur un terrain non agricole et non constructible sans coûts de dépollution importants.

 

Une remarque par ces jours de grand froid : il est absurde du point de vue de l’intérêt collectif, de brûler du gaz pour faire de l’électricité pour alimenter des radiateurs électriques !


Sauf pour les promoteurs qui peuvent ainsi augmenter leurs marges en n’équipant pas les appartements de chauffage central et les tenants du tout nucléaire dont on commence à percevoir l’ensemble des risques et des coûts.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:08

 

 logo partis de gauche hambregie 

 

Les partis politiques PS-PCF-PG-MODEM-NPA-EELV, mobilisés contre le projet Hambrégie avaient diffusé à 10 000 exemplaire dans la population un 4 pages commun faisant le point du dossier en novembre 2010. (téléchargeable ici)

 

Malgré leurs différences, ils s’étaient rassemblés pour parler d’une même voix et alerter la population sur les dangers que pouvait engendrer le projet, pour l’environnement, le territoire et ses équilibres, l’emploi et les statuts, le service public de l’électricité, la démocratie.

 

Personne de sensé ne peut leur renvoyer qu’ils seraient insensibles à la question de l’emploi, du chômage et de la précarité mais ils peuvent eux retourner l’interpellation à ceux qui n’ont eu de cesse de soutenir, d’appuyer et de participer à la politique de casse sociale qui est pratiquée depuis le début de ce quinquennat.

 

Opposés à un projet qui ne sert pas l’intérêt général mais seulement quelques intérêts particuliers, ils ne peuvent que se féliciter que justice soit rendue vis-à-vis de ceux qui ont bafoué les lois de la république.

 

Comment ne pas s’insurger des propos particulièrement légers et méprisants pour la population et la démocratie tenus par, le député-maire C. LETT, les soutiens inconditionnels au projet comme le maire de Hambach, pris la main dans le sac dans le cadre de manquements graves dans la procédure et qui s’entête…

 

Ils ne sont pas plus acceptables d’un dirigeant d’entreprise assoiffé de pouvoir et de profits et qui considère qu’avec quelques petites aides et subventions distribuées ça et là, il serait possible d’acheter … Non messieurs tout ne s’achète pas !

 

Les élus ont et auront des comptes à rendre sur la mobilisation de fonds publics aussi importants pour un projet dont la population ne veut pas et qui continue d’exiger d’être réellement associée et consultée sur des enjeux qui nous concernent tous.

 

La décision rendue par le TA de Strasbourg renforce les partis politiques dans leur détermination à obtenir l’annulation définitive de ce projet imposé par quelques uns au détriment de l’intérêt général et du développement équilibré et harmonieux du territoire.

 

31 janvier 2012

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 20:43

angele dufflo 2

 

 

 

 Le TA de Strasbourg vient d’annuler le permis de construire de Hambrégie.  Dans ses conclusions,  il met en avant la proximité d’une zone d’habitation et les graves risques de nuisances pour dénoncer l’utilisation d’une  simple procédure de modification du PLU.

 

 Avec les autres partis de gauche, le PS avait apporté son soutien au combat de l’ADPSE. Ensemble, nous mettions déjà en avant les impacts négatifs sur l’environnement et la santé, le faible nombre  d’emplois généré et surtout  notre attachement au service public de l’électricité pour nous opposer à un projet au  service des actionnaires de Direct Energie.

 

Dans le même temps, nous condamnions le manque de transparence et l’absence de concertation de la population.

 

Si je suis élue députée de cette circonscription,  je proposerai une  réflexion autour de la question des réels  besoins énergétiques  dans notre arrondissement et sur l’utilité d’une centrale à  gaz.

 

Je demanderai aussi une consultation de la population  afin que chacun puisse, en toute connaissance de cause, décider de l’avenir de ce territoire.

 

Il est de notre devoir de veiller à  la préservation d’un cadre de vie de qualité pour les habitants du secteur mais aussi de l’attractivité de notre territoire afin d’ attirer  des entreprises créatrices d’emploi et respectueuses de notre environnement.

 

 

Angèle Dufflo

Vice Présidente du Conseil Régional de Lorraine

Candidate du Parti Socialiste aux législatives de juin 2012 sur la circonscription de Sarreguemines

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:26

hambregie-permis-de-cosntruire-annule.png

...mais on cherche vainement leurs avis dans le replu du jour !

 

une fois encore il est allé cherché de 'l'information" auprès des corps en place : Direct Energie, la Casc, le député, tous bien sûr favorables au projet, en "oubliant" les opposants, à commencer par l'ADPSE, qui a toutes les raisons de se réjouir que le tribunal lui ait donné raison et qui représente des milliers d'habitants opposés à ce projet.

 

Le Républicain Lorrain est plus que jamais du coté du manche ! Ce qui est grave car il est en situation de monopole!

 

Nos colonnes sont ouvertes à tous ceux qui pensent que la démocratie , y compris locale, passe par le pluralisme de la presse.

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:46

 

 centrale-non.jpg

 

 

http://www.adpse.fr/janvier-2012-permis-de-construire-hambregie-annule-par-le-ta/

 

l’ « ADPSE est très heureuse d’annoncer une excellente nouvelle : le Tribunal administratif vient de rendre sa décision d’annuler le permis de construire de la société Hambrégie.

Cette décision intervient dans le recours que nous avions déposé en juillet 2010 en partenariat avec Mirabel-Lorraine Nature environnement et l’ADELP (Association de défense de l’environnement et la lutte contre la pollution). 

Le moyen retenu par le tribunal est basé sur l’illégalité de la procédure de modification du PLU de Hambach. L’implantation d’installations classées nécessite selon le tribunal d’avoir recours à une procédure de révision et non de modification du PLU »

 

Cette décision ne remet pas en cause le projet de manière définitive, mais cette décision de justice est un coup d’arrêt  à la stratégie de passage en force de la CASC, son président Roth et son vice-président Céleste Lett :

 

Respecter la loi et la voix du peuple restent les deux piliers de la démocratie, ce que Roth et Lett ont oublié.

 

Dans ces dernières déclarations on sentait Roland Roth singulièrement pessimiste sur le résultat de la procédure, puisqu’il envisageait la nécessité de remettre les terrains sur le marché et de trouver de nouvelles entreprises :

A minima, que de temps perdu et que d’argent public engagé pour dérouler un tapis rouge à une entreprise dont le seul objectif est le profit et non l’emploi!

 

On nous dit que le projet 7x4 Pharma n’est abandonné, soit, mais après la décision de Festo de ne pas s’implanter et les incertitudes qui pèsent maintenant encore plus sur Hambrégie, le vice-président chargé du développement économique (sic !) Céleste Lett devrait envisager de se recycler en retraité et cultiver son jardin ! Enfin il serait respectueux de l’environnement .

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 07:41
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