Comme le singe Bonobo, Le Sarregueminois est-il une espèce en voie de disparation ?
Analyse des chiffres officiels de la population au 1 janvier 2009
(qui reprennent le recensement 2006)
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1999 |
2006 |
% |
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France |
60185831 |
64621007 |
7,37% |
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Lorraine |
2310376 |
2391381 |
3,51% |
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Moselle |
1023447 |
1058410 |
3,42% |
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Arrondissement Sgms |
102551 |
102663 |
0,11% |
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Sarreguemines |
23774 |
22322 |
-6,11% |
La Lorraine est défavorisée par rapport à la France entière, le département de la Moselle par rapport à la Région, l'arrondissement par rapport au département! Quand à la ville c'est la catastrophe: elle perd plus de 6% de sa population, soit 13% de différence en tendance par rapport à l'évolution de l'ensemble de la France!
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1999 |
2006 |
% |
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Canton Sarreguemines-campagne |
25 772 |
26 768 |
3,86% |
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Canton Bitche |
14 228 |
14 691 |
3,25% |
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Canton Rohrbach |
15 615 |
16 427 |
5,20% |
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Canton Vollmunster |
6 030 |
6 279 |
4,13% |
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Canton Sarralbe |
15 133 |
16 176 |
6,89% |
L'évolution des autres cantons de l'arrondissement montre que la ville est plus touchée que la campagne et les villes environnantes (bien sûr le prochain recensement prendra en compte les effets dévastateurs du départ du 57éme RA).
Notre arrondissement souffre, mais notre ville est sinistrée !
Ces chiffres vont bien sûr se traduire par des baisses de financements publics et par une hausse mécanique du taux de l'endettement.
Une analyse plus fine révèle que Sarreguemines perd ses habitants dans les tranches d'âge 0-19 ans et 20-39 ans!
Notre ville perd ses jeunes et son avenir ! Pas étonnant que le maire Lett ait nié jusqu'au bout et contre toute évidence ces chiffres : ils révèlent que sous son administration en tant que maire et en tant que député, il n'a pas su combattre le déclin !
C'est logique: il a été organisé et il est le résultat d'une politique libérale de droite purement comptable de l'aménagement du territoire, qui provoque mathématiquement le départ des jeunes et en particuliers des mieux formés et des plus diplômés.
Pour en corriger les effets, il aurait fallu à tout le moins une politique ambitieuse de l'habitat collectif et pavillonnaire accompagnée par une politique éducative et sociale généreuse.
La municipalité a préféré investir sur des équipements de prestige et soigner son image.
Il est temps de penser à notre avenir collectif!
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